Le mont Guillaume

  Le texte qui suit a été piqué sur internet mais je n'ai pas pris la référence (quoique la retrouver ne serait pas au-dessus de mes forces, ça prendrait seulement un peu de temps).

 

 


 

 

  Le Mont Guillaume (2550m) est le sommet surplombant la ville d’Embrun et de ce fait il revêt une importance particulière pour ses habitants.

  Plusieurs manifestations y sont d’ailleurs dédiées notamment celle de Saint-Guillaume début juillet où une messe est célébrée à la Chapelle des Seyères.

 

  En hiver il est également célébré chaque année l’anniversaire de la première ascension à ski des Alpes par le lieutenant Widman le 8 février 1897.

 

 

 

 

  Le circuit en lui même nous amène tout d’abord dans le beau Mélézin du Mont Guillaume puis passé la Chapelle des Seyères (2056m) dans les alpages jusqu’au sommet.

  Dans ce parcours je vous propose de faire la petite partie de crêtes jusqu’au col de Trempa Latz d’où vous pourrez observer le lac de Serre-Ponçon surplombé par les Aiguilles de Chabrière ainsi que la vallée de la Durance.

 

  Si vous êtes un amateur de lac vous pourrez aller faire un tour au lac Brun (2343m) 150m de dénivelé sous le col de Trempa Latz.

 


 

 

                               Le Guillaume et Embrun vus du Méale.

                               Photo de Didier, 1965.

 

 

  Le Mont Guillaume, on l'avait devant les yeux tous les jours quand on était à la colo, du matin au soir pendant 45 jours! Et chaque année, une des sections se tapait le sommet. Deux jours de marche et de grimpette! On tenait la forme et les enfants aussi.

 

  Comme récompenses, il y avait les fraises des bois vers la mi-hauteur et les édelweiss à partir de 2200-2400 m.

 

 

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                                La razzia des fraises des bois dans la

                               forêt du Mont Guillaume.

 

 

 

 

 

                                          

                                      La journée des parents à Baratier.

                                                      Le mont Guillaume.

 

  Vous n'avez jamais vu cette photo que je vous présente en exclusivité, avec la vue sur le Guillaume à partir du 3ème pré de la colo, proche de la route de Baratier à l'arrière.

 

  C'était en 1959 ou 1960 pour la journée des parents lorsque j'étais aux Castors : ma grand-mère, ma mère, et ma soeur Evelyne qui était alors à la colonie des filles à Charance sur les hauteurs de Gap.

 

  Ce qui me plaisait lorsqu'on partait pour le Guillaume, comme d'ailleurs la plupart des autres balades, c'est qu'à partir des dernières fermes on ne voyait plus un chat et que, arrivés au sommet, on n'avait pas la surprise de rencontrer toute une famille qui avait débarquée en voiture à mi-chemin et qui dégustait un coca en admirant le paysage!!

 

 

  Après le départ de Baratier, la première halte avait lieu le plus souvent à l'entrée d'Embrun, devant la maison du docteur Ramadout, médecin attitré de la colo.

   Son épouse apportait des pichets de jus de fruits que les enfants et les moniteurs buvaient avec plaisir. C'était mieux que l'eau de nos gourdes qui avait eu le temps de se réchauffer durant les 4 km parcourus depuis la colo.

 

  On repartait pour ensuite s'arrêter au bout de la route afin de casser la croûte et faire une petite sieste.

 

  Il faut mentionner qu'on coupait presque tous les virages serrés de la route. Ça grimpait un peu plus, mais au moins on évitait le plus possible l'asphalte et c'était plus court.

 

 

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   Presque arrivés (ci-dessus au lieu de notre arrêt habituel), il s'était produit un petit accrochage. Je laisse la parole à l'Yves :

 

  

     "...L’année suivante, Michel ayant pris la présidence de la Collégiale, les Dalton se retrouvèrent réunis aux Hirondelles. L’ascension du mont Guillaume restera sans doute l’un de leurs meilleurs souvenirs, notamment à cause d’une algarade avec un fermier du coin qui se prévalait de son statut d’ancien soldat en Algérie pour nous morigéner, sûrement parce que nous ne passions pas exactement au bon endroit.

 

 - Et alors quoi, l’Algérie? Moi, j’y habite, en Algérie. Je la connais mieux que vous, l’Algérie.

   Victor, ça l’avait un peu énervé, il avait montré les dents..."

 

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                       Une partie des Hirondelles à la même halte.

 

 

 

   Halte suivante : la chapelle des Séyères.

 

   Avant d'y arriver, nous empruntons un magnifique sentier en sous-bois dont la fraîcheur nous fait du bien.

 

 

 

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        Le sentier ombragé et la Chapelle des Seyères

 

 

 

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                      Victor et Yves préparent le repas.

                    A droite les fameux pains de Baratier qui

                       devaient peser au moins deux kilos.

 

 

 

  Puis on repart de nouveau à travers la forêt. Cette fois-ci pour se rendre jusqu'aux alpages où nous passerons la nuit. Peut-être bien qu'on dormait à la chapelle? Je ne suis plus très certain.

 

  Le lendemain, direction le sommet où, bien sûr, il y avait toujours les photos traditionnelles.

 

 

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En 1963.                                                    Pas terrible la photo!

A gauche, Bernard Fichet.                         Mais on voit bien le Lac,le

                                                              pont et le nouveau Savines

                                                               au pied du Morgon.

 

 

 

 

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Petit cours d'observation. 

A droite, Bulle immortalise quelques Hirondelles sur la

chapelle au sommet du Guillaume. En 1964.

 

  Cette année-là fut une année d'enfer et nous avions prévu de pousser jusqu'au Lac Brun. Tout le monde a suivi...

 

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                                         Au Lac Brun

                    Quand on dit que l'Yves était un athlète !

                        A 18 ans, il nous impressionnait !

                                                                                    

 

 

  Tout le monde vous dira que la descente est plus rapide que la montée! Nos sacs à dos sont plus légers, certes, mais surtout notre objectif a été atteint. Personne ne s'est perdu,

personne ne s'est blessé. Dire que les parents d'aujourd'hui seraient morts de trouille est un doux euphémisme!

 

 

 C'est donc avec une certaine satisfaction que nous reprenons le chemin du retour pour retrouver notre chère colonie. La file des colons s'étire toujours un peu, mais moins qu'à la montée, la colo agissant comme un aimant.

  Arrivée prévue vers la fin de l'après-midi avec, en-tête, la hâte d'aller raconter notre périple aux copains et de savoir si leur balade à eux s'est bien passée. Et s'étendre quelques minutes sur notre lit...

 

     Salut le Guillaume, on se reverra sans doute l'année

prochaine...

 

 

 

 

 

 

 

 



21/06/2012
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